Villa individuelle à Versoix

Données du projet

En association avec Charles Meyer architecte

Maîtrise d’ouvrage :
Privé

Localisation :
Versoix, Genève

Date :
1986-1989

Mandat :
Mandat direct

Programme :
Villa individuelle, 4 chambres, séjour, salle à manger, cuisine, atelier-bibliothèque, couvert à voiture, jardin.
Pompe à chaleur et capteurs thermiques

Surface brute :
423 m2

Photographies :
©Joseph Stojan
 
 
 
Produit par le morcellement d’un ancien grand domaine genevois, ce terrain, situé au bord du lac Léman, est caractérisé par la présence d’arbres séculaires et monumentaux. En contrepoint au paysage, la villa étire ses murs de briques saumon créant une sorte de clairière ouverte vers le lac.

L’organisation interne de la maison s’articule, sur deux niveaux, autour du hall d’entrée. Pensé comme une sorte de « piazza », cet espace se déploie verticalement et horizontalement entretenant une relation spécifique avec chaque partie du programme. Au rez-de-chaussée comme à l’étage, la maison tourne le dos au lotissement pour se concentrer sur ses prolongements spatiaux : la « clairière » et la vue sur le lac.

Le bâtiment comporte un système de double mur avec isolation ventilée. La structure en béton armé est enveloppée d’une « membrane » en brique de terre cuite, dans laquelle sont découpées les baies vitrées. Cette « membrane » exécutée selon la logique du parement, conclut l’unité volumétrique de la maison; par son réalisme rhétorique et constructif, elle altère le caractère abstrait de l’architecture. Le module du parpaing de terre cuite (25x12x6 cm.) donne la mesure et l’échelle du bâtiment. Les pans de briques affirment la qualité de leur texture, aucun effet décoratif n’est recherché. Cette même attitude préside au choix et à la mise en oeuvre des matériaux de finition intérieurs tels que le bois, la pierre naturelle, les faïences et les enduits blancs. Les parties vitrées, serties de fines menuiseries en acier, semblent projetées hors du volume, brisant les limites de l’espace interne, elles opposent leur « fragilité » à la masse des murs.

La production de chaleur est assurée par une pompe a chaleur air-air, et une installation de capteurs thermiques en toiture.