Fondation Louis Jeantet de médecine à Genève   |    1er prix

Données du projet

En association avec Jean-Michel Landecy architecte et agenceTER architectes paysagistes

Maîtrise d’ouvrage :
Fondation Louis Jeantet de Médecine

Localisation :
Genève

Date :
1993-1995

Mandat :
Concours sur invitation

1° prix

1995 – Prix de la première œuvre du Moniteur Architecture (France) pour la Fondation Louis Jeantet de Médecine

2000 –  Prix Interassar pour la Fondation Louis Jeantet de Médecine, Genève

Programme :
Siège de la Fondation (salles de réceptions, bureaux, bibliothèque)
Auditorium 150 pl., foyer et bar
Jardin

Surface brute :
Villa : 1’600 m2
Auditorium : 986 m2
Jardin : 1’340 m2

Photographies :
©Jean-Michel Landecy

Lancé en 1993, le concours d’architecture pour le nouveau siège de la Fondation Louis Jeantet de Médecine porte sur trois questions : la rénovation d’une villa classée néo-renaissance, l’aménagement d’un auditorium sous un immeuble locatif et le dessin d’un jardin articulant et reliant le domaine public, l’auditorium et la villa.
Rattrapée par la croissance urbaine, la villa  » Edelstein  » semble étouffée par son environnement. Le projet du jardin, pensé comme une extension de la demeure, créé un nouveau rapport entre elle et son paysage. Elément ordonnateur de la composition, le jardin structure le lieu, reliant et unifiant les parties entre elles. Il est composé d’une enceinte boisée et d’un socle minéral dans lequel est creusé le jardin. Créant une terrasse, le plan défini par le socle étire l’espace intérieur de la villa vers l’extérieur. Isolant la villa, il lui redonne un statut digne de son nouvel usage. Du jardin patio le public accède à l’auditorium ou à la villa.
Inspiré à la fois des jardins Moghols, des cours des mosquées persanes, des jardins japonais et des espaces hiératiques de Tadao Ando, cet enclos, entouré d’eau et couvert d’un toit végétal échappe à l’agitation environnante. L’eau, associée à la lumière et à l’ombre, est le principal révélateur du lieu.
Le  » patio  » constitue le véritable cœur de la composition.
Du patio, on pénètre dans l’auditorium au fond duquel réapparaît la lumière naturelle s’écoulant sur le grand mur du fond de scène. La continuité spatiale est assurée par les matériaux – schiste noir, béton brut, panneaux bakélisés et couleurs vives. Toutefois c’est bien le jeu des ombres et de la lumière qui assure l’unité du projet. Pratiquées à la surface des volumes, des incisions éclairent avec une grande générosité les espaces enterrés. La nuit, la lumière s’inverse pour jaillir du sol ou du fond des canaux et fontaines.