Création d’une centrale à gaz à Genève  |    2ème rang

Données du projet

Maîtrise d’ouvrage :
SIG, Services industriels de Genève

Localisation :
Vernier, Genève

Date :
2008

Mandat :
Concours sur invitation

2ème rang

Programme :
-Halle abritant une Central à gaz à cycle combiné à cogénération.
-Production d’énergie totale 96.5 MW.
-Production d’électricité 56.5MW.
-Production de chaleur à distance 40 MW.
-Production d’électricité photovoltaïque: ~475’000 kwh.
-Espace pour une turbine à gaz.
-Espace pour une turbine à vapeur.
-Espace pour une chaudière de chauffage à distance.
-Local de commande.
-Centrale photovoltaïque.

Volume brut :
70’260 m2

Images 3D
Sylvain Molon et ADAo

 

Flottant à 20 mètres au dessus du sol, un grand auvent rectangulaire recouvert de capteurs photovoltaïques apparaît comme supporté par l’architecture «paysagère» des façades. Disposées selon une logique en apparence aléatoire, les colonnes végétales miment la forêt toute proche.

A «l’intérieur» de ce dispositif, une enveloppe de verre atténue le bruit émis par les machines et donne à voir, derrière le filtre végétal, le contenu industriel de cette installation.

Sans dénaturer son architecture, le concept s’adaptera à toutes les formes d’organisation spatiales et fonctionnelles que prendra le projet définitif de la centrale. De même, il permettra d’intégrer avec simplicité et dans une même architecture la future centrale de chauffage à distance.

Ce projet parle de la nature et de la lumière, donc de l’énergie solaire à l’origine de toutes les autres énergies et la seule d’entre elle à être véritablement renouvelable.

A l’image d’une grande serre botanique, l’usine électrique se présente en « costume de ville ». Le projet de centrale apparaît donc comme un bâtiment urbain au caractère monumental et pérenne. D’une volumétrie simple, présente et dense, l’usine est «habillée» avec élégance d’une enveloppe légère et diaphane. L’image changeante et vivante de l’usine s’apparente à celle d’un bâtiment public, qui pourrait être un théâtre, une bibliothèque, ou un musée. La glycine et la vigne vierge recouvrant les façades évoquent un imaginaire poétique mêlant la machine et la nature.

De nuit, une douce lumière colorée est diffusée à l’intérieur des halles faisant apparaître en ombre chinoise le « rideau végétal ».

Cette mise en scène du grand «convertisseur d’énergie» s’appuie sur un système constructif modulaire faisant appel à des techniques simples, connues et éprouvées.